Ce site aborde l'être-humain par ses multiples dimensions c'est-à-dire de façon holistique. Le but est de vous apporter des informations sur différentes façons d'apporter du bien-être et d'aborder la maladie ou le corps-humain.
Avant d'adhérer à la critique d'une personne envers une autre, une discipline intérieure est nécessaire pour celui qui veut avoir un comportement honorable avers autrui. La vérification est la base des relations humaines saines et harmonieuses puisque cette attitude évite, minimise ou répare une critique ou une décision prise injustement. La chaîne des conséquences peut être longue puisque ladite décision peut occasionner des conflits latents ou déclarés ainsi que de multiples frustrations, cause de bien des troubles émotionnels (stress, angoisses, tristesse).
Le teste des 3 passoires de Socrate est un rappel, fort utile, pour éviter de causer, à soi-même et/ou à autrui, des désagréments. Évidemment ces 3 passoires demandent que soit mis en place un travail de vérification, d'analyse et de distanciation. Compte tenu que tout travail nécessite que l’on y consacre de l’attention et de l’énergie, la facilité de ne pas passer par celui-ci conduit les gens à se laisser aller dans une interprétation facile qui se superpose aux autres interprétations, des personnes ayant participées à énoncer une mauvaise chose sur autrui. Au final, on peut se retrouver face à un millefeuille loin, voir très loin, de la vérité.
©Christelle Giacomoni 1997-2011
"Socrate avait, dans la Grèce antique, une haute réputation de sagesse.
Quelqu’un vint un jour trouver le grand philosophe et lui dit :
Sais tu ce que je viens d’apprendre sur ton ami ?
Un instant, répondit Socrate.
Avant que tu me racontes, j’aimerais te faire passer un test, celui des trois passoires.
Les trois passoires ?
Mais oui, reprit Socrate. Avant de raconter toutes sortes de choses sur les autres,
il est bon de prendre le temps de filtrer ce que l’on aimerait dire. C’est ce que j’appelle le test des trois passoires.
La première passoire est celle de la vérité.
As-tu vérifié si ce que tu veux me dire est vrai ?
Non. J’en ai seulement entendu parler.
Très bien. Tu ne sais donc pas si c’est la vérité.
Essayons de filtrer autrement, en utilisant une deuxième passoire, celle de la bonté.
Ce que tu veux m’apprendre sur mon ami, est-ce quelque chose de bien ?
Ah non ! Au contraire !
Donc, continua Socrate, tu veux me raconter de mauvaises choses sur lui et tu n’es même pas certain si elles sont vraies. Tu peux peut-être encore passer le test, car il reste une passoire, celle de l’utilité.
Est-il utile que tu m’apprennes ce que mon ami aurait fait ?
Non, pas vraiment.
Alors, conclut Socrate, si ce que tu as à me raconter n’est ni vrai ni bien ni utile, pourquoi vouloir me le dire ?"