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Ce site aborde l'être-humain par ses multiples dimensions c'est-à-dire de façon holistique. Le but est de vous apporter des informations sur différentes façons d'apporter du bien-être et d'aborder la maladie ou le corps-humain.

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La réalité oui mais laquelle ?

La réalité oui mais laquelle ?
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Plongés dans la dualité, nous nous exprimons le plus souvent dans un langage antinomique. Celui-ci reflète nos pensées et nos habituels comportements. Toute dualité opprime et déchire. Les notions Bien-Mal, Haut-Bas, Masculin-Féminin, Temps-Eternité nous semblent irréconciliables.
Ces constantes divisions peuvent être surmontées, à condition de les libérer de leur pesanteur. Seul le détachement de notre propre multiplicité opère cet allègement en profondeur. Renoncer à la double voie positive et négative exige le respect des différences et permet de saisir la richesse des complémentarités. Les mythes et les symboles servent de guides.
Le choc des contraires surmonté, la dualité s'estompe : de mystérieuses fiançailles s'ébauchent entre les opposés. Soudain une révélation intérieure éclaire et engendre un nouveau regard, une conscience neuve. Aussitôt un éveil intérieur se produit. Sorte de résurrection permettant de comprendre que Tout est Noces. Après l'angoisse, la jubilation, l'orientation vers l'unité

Marie-Madeleine Davy

La réalité oui mais laquelle ?

Extrait des Sommets de la nouvelle physique et de l'expérience mystique, Robert Linssen 

 

 Les progrès rapides de la physique nous révèlent que nous voyons le monde à l'envers. Sous l'influence du physicien Oppenheimer de l'Université de Princeton se créa, entre 1960 et 1970, le fameux  « Groupe de Princeton »  dont les conclusions furent rédigées par le professeur Ruyer, de l'Université de Nancy, dans son livre la gnose de Princeton.  Il y est révélé que notre approche surffacielle  des choses ne nous révèle que l'Envers multiple du décor, sa multiplicité d'objets apparemment séparés. Les qualités et les formes particulières que nous prenons pour de l'argent comptant résultent d'une échelle d'observation particulière et limitée.

 En revanche, l'Endroit de l'univers en est la base et le fondement. Son unité essentielle est de nature spirituelle. À ce niveau ultime se révèle la non-séparabilité d'un champ de pure conscience prioritaire par l'omniprésence et l'omnipénètration de sa lumière nouménale.
 
 Ces révélations me bouleversèrent profondément. Leur exactitude se confirma lorsque les expériences du célèbre physicien J. A. Wheeler  mirent en évidence l'importance des interactions existant entre tout observateur, les échelles d'observation et les phénomènes observés.  Les expériences utilisant les photons dans les « deux fentes » et celles du « choix retardé » m'aidèrent à comprendre et à admettre que la vision de Shankaracharya présentant l'univers comme résultant d'un vice de fonctionnement du mental  n'était pas aussi extravagante qu'elle m'avait paru de prime abord. (…)
 
 Ainsi que le déclare Michel Random : 
« Nos sens sont portés à des sensorialités de plus en plus fines, au point que nos pensées elles-mêmes possèdent une sensorialité, donc une corporéité qui s'étend jusqu'à la vision ultime de l'homme revêtu de son  corps de lumière. Ce corps est aussi une réalité ultime de la matière. »
 
 C'est enfin l'œuvre de Gérard Tiry, sémanticien disciples de Korzybsky, qui me révéla l'ampleur du piège que nous tend l'ensemble des perceptions sensorielles. Je me liai d'amitié avec Gérard Tiry, lui mais-même informer du zen et de l'enseignement de Krishnamurti.  Il publia vers 1970 Approche de l'événement, complété par une étude remarquable La connaissance du Réel, publiée en 1994, démontrant que le traquenard que nous tendent les perceptions sensorielles si nous ne percevons pas les détails de leur mécanisme.
 
 Gérard Tiry nous révèle l'importance de la part d'erreur, du caractère fragmentaire de nos perceptions sensorielles dans La connaissance du Réel (p.84).  Il écrit : « La pensée c'est repliée sur elle-même et devient partielle, elle se développe en une ruminations sans fin, dans laquelle la mémoire joue le rôle du monde extérieur et se substitue à lui. Nous vivons des images et des sentiments que nous avons accumulés dans notre système nerveux.  La mémoire est un monstre ; si nous faisons le monde qui nous entoure le plus concret possible, celui qui ne nous entoure pas, à un moment donné, se trouve dans notre mémoire, il est totalement abstrait. Nous nous servons à tout moment de l'évocation  mentale, l'imaginaire crée ses propres réalités, nous donnons des formes à la matière, c'est formes sont élaborées en nous et restent en nous, nous continuons à les manipuler et elles font partie de notre univers propre d'objets, de relations et de sentiments. »
 
 Il est important que nous prenions conscience de l'ampleur des malentendus résultant de ce processus. Telles sont les raisons pour lesquelles Sri Nisargadatta Maharaj déclare que notre perception de l'univers résulte d'une fraude au cours de laquelle l'image que nos perceptions sensorielles ont laissée dans nos neurones prend la place du monde extérieur.  Nous ne le percevons pas tel qu'il est. Le mécanisme de nos perceptions contribue à notre insu à une sorte d'usurpation et d'imposture masquant à nos yeux l'aspect de la réalité du monde extérieur tel qu'il est.
 
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