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- C'est impossible, dit la Fierté - C'est risqué, dit l'Expérience - C'est sans issue, dit la Raison - Essayons, murmure le coeur - William Arthur Ward

 
 
- Le doute est le
commencement
de la sagesse - 
  Aristote

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- Un vieil indien explique à son petit fils que chacun de nous a en lui 2 loups qui se livrent bataille. Le premier loup représente la sérénité, l'amour et la gentillesse. Le second loup représente la peur, l'avidité et la haine. "Lequel des 2 loups gagne ?" demande l'enfant. "Celui que l'on nourrit" répond le grand-père - Sagesse Amérindienne

On a deux vies, 
et la deuxième commence 
quand on se rend compte 
qu’on n’en a qu’une
Confucius 
 
Il n'y a que 2 types de personnes 
dans le monde :
des justes qui savent
qu'ils sont pécheurs,
et les pécheurs qui pensent
qu'ils sont justes 
 
Blaise Pascal
 
Ne vous souciez pas d'être
sans emploi ; souciez-vous
plutôt d'être digne d'un emploi
 
Confucius
 
L'archer a un point
commun avec l'homme
de bien : quand sa flèche
n'atteint pas le centre
de la cible, il en cherche
la cause en lui-même
 
Confucius
 
Vivre est la chose la
plus rare. La plupart
des gens se contentent
d'exister
 
Oscar Wilde

« Un individu conscient et debout est bien plus dangereux pour le pouvoir en place que 10 000 individus endormis et inconscients. » Gandhi

Le sage a honte de ses
défauts, mais n'a pas
honte de s'en corriger 
Confucius
 

 

9 mars 2016 3 09 /03 /mars /2016 20:02

Une relation basée sur la profondeur donc sur le sacré et l'amour véritable ne finit jamais mal. Quand les forces sont profondes les solutions se construisent réciproquement. Notre société aujourd'hui valorise la consommation de la relation humaine. Les sites de rencontre sont nombreux. On est au supermarché de la relation et l'on sélectionne sa poupée ou son princes en oubliant que l'essence d'un humain ne peut se dévoiler en fonction de critères extérieurs. Chacun raconte ce qu'il idéalise pour soi et oublie la forces des déterministes inconscients et le fait qu'une relation profonde nécessite un engagement profond et une mise en lumière des névroses. Par exemple si sur un site vous mentionnez sur votre annonce que vous cherchez quelqu'un capable de travailler sur lui en cas de conflit de couple comme cela arrive dans toutes relations et bien vous allez attirer quelqu'un qui ne travaillera jamais sur lui. Souvent les sites de rencontre servent pour certains à rompre une relation et à faire payer la note au nouveau venu comme l'ont montrés beaucoup de psychologues. On prend, on consomme, on jette avec violence. Ce qui a une époque était considéré comme une décadence est aujourd'hui considéré comme une liberté. La personne en qui vous avez le plus confiance après quelques années de relation va vous déchirer sans précaution. La compassion, la compréhension, le dialogue… ne sont plus que des chimères lorsque soudainement une relation se termine. Tout devient calcul vénal si vous souhaitez récupérer des affaires. Le son du fracas de cette décision fait connaitre un retentissement qui ébranle profondément sur plusieurs années. Tout se complique et au lieu de dialogue permettant la bienveillance et la mise en lumière sur l'obscurité et bien il y a un mur de pierre qui est imposé avec une domination de l'un sur l'autre. C'est pourtant dans ce type de contexte que la force de l'amour devrait être perceptible. Malheureusement l'amour n'était qu'illusion car comme l'on dit tous les Sages, ainsi que Jesus Christ : l'Amour voit le profond, il est bienveillant et juste.

Christelle G.

Quand le mental intervient...
Quand le mental intervient...
Extrait des Chemins de la Sagesse, Arnaud Desjardins
 
"Quand le mental intervient, il désire tel homme particulier, telle femme particulière. L’image inconsciente du père ou de la mère joue ici un rôle absolument fondamental. La conception de la beauté féminine par un homme est un transfert de l’image de sa mère, à l’intérieur de certains cadres généraux variant avec les sociétés et les modes : les femmes grasses chères à Rubens et même à Renoir ne correspondent plus au goût du jour. Un homme marié à une épouse que l’on s’accorde à trouver jolie, charmante, intelligente, est follement amoureux d’une femme moins belle, moins distinguée, moins aimable : pour des raisons inconscientes qui lui sont absolument personnelles, son mental croit avoir retrouvé sa mère en elle. Voilà comment naissent les grandes passions.
Cette subjectivité : je veux cet homme-là, je veux cette femme-là — ce que nous appelons l’amour est la source d’innombrables drames. A nous, Occidentaux du xxe siècle, un couple qui n’est pas fondé sur cet élément de choix individuel paraît inconcevable ou monstrueux. Nous pensons aux filles mariées malgré elles pour satisfaire les intérêts de leurs pères, aux adolescentes livrées à de vieux barbons dont nous parlent les pièces de Molière ou de Beaumarchais. Tout notre « héritage culturel », toute la littérature dont nous apprenons l’histoire au lycée sont une apologie de l’amour-désir ou de l’amour-passion. Sur ce thème les tragédies de Racine et les chansons populaires témoignent de la même vision du monde.
C’est pourquoi l’Occidental ne peut pas comprendre comment, depuis tant de siècles, quatre-vingt-quinze pour cent des mariages dans toute l’Asie n’ont pas été fondés sur le choix mutuel des partenaires, sur ce que nous appelons, nous, « l’amour ».  (...)
 
En étudiant les données orientales en matière de sexualité et de rapports entre l’homme et la femme, j’ai été amené à faire certaines découvertes et à constater que beaucoup d’idées modernes sont des contre-vérités. Par exemple, les revues et magazines répètent aujourd’hui à satiété que le droit de la femme à la satisfaction érotique est une conquête de ce dernier quart de siècle. En fait, les traités d’érotisme hindous ou chinois remontent à l’Antiquité et font la place aussi belle à la femme qu’à l’homme.
Mais il ne sert à rien de comparer, et on n'arrivera à rien en comparant des coutumes contradictoires sans comprendre la différence fondamentale qui existe dans les principes dont elles sont l’expression. Les sociétés traditionnelles sont construites sur le sens de la nécessité Le monde moderne est construit sur l’assouvissement des désirs, sur l’opposition de ce qu’on aime et ce qu’on n’aime pas. C’est dans cette distinction que réside la séparation entre la voie de l’esclavage et la voie de la liberté ou de la sagesse.
La Réalisation et la méditation qui la rend possible sont l’achèvement naturel de la disparition naturelle des désirs et du détachement naturel, autrement dit de la liberté vis-à- vis de l’argent, du succès, du pouvoir et du sexe. (...)
 
Celui qui, simplement parce qu’il veut une chose, décide qu’il doit l’avoir n’est pas un homme mais un enfant.
Celui qui, simplement parce qu’il ne veut pas ou ne veut plus d’une chose, la refuse, n’est pas un homme mais un enfant. Quand je dis une chose, cela signifie aussi un autre être humain lorsqu’il s’agit de sexualité ou d’« amour ». Je veux cet amant, je l’aurai. Tant que j’en veux encore, je me le garde. Je n’en veux plus, je le balance. Je veux cette femme, il faut que je l’épouse. Je n’en veux plus, je divorce. A la limite, on peut même laisser divorcer quelqu’un pour soi parce qu’on le veut et le répudier ensuite parce qu’on en veut un autre ou une autre. D’innombrables hommes et femmes dans la société contemporaine sont uniquement motivés par ce qu’ils aiment et n’aiment pas. Le même mot aimer, en français, est utilisé à la fois pour to love et to like en anglais. Love signifie l’amour véritable, like les goûts : j’aime la cuisine chinoise, je n’aime pas la cuisine japonaise, j’aime le bleu, je n’aime pas le rouge. Combien souvent love est abusivement employé pour ce qui n’est que like.
Inutile de dire que ces likes et dislikes, ces j’aime, je n’aime pas, je n’aime plus, ces émotions, hypnotisent le mental au point de lui faire tout justifier par de bonnes raisons extérieures à lui. Comme nous l’avons vu dans le chapitre « Voir et entendre », le mental rejette toujours la faute sur les autres. Avec un homme ou une femme emporté par ses émotions, il est impossible de parler. Buddhi, l’intelligence non dépendante, est annihilée. C’est bien souvent, de plus en plus souvent, le cas.
Les lycées, cours, écoles, instituts donnent une instruction et un entraînement pour le cerveau ; la culture physique et l’apprentissage d’un métier manuel donnent une formation physique. Mais quelle éducation émotionnelle les enfants reçoivent-ils aujourd’hui ? Les parents eux-mêmes ne sont pas des adultes. Ils sont mus par leurs propres émotions et n’ont ni le loisir ni la disponibilité nécessaires pour rechercher chaque fois la cause profonde du comportement de leurs enfants. Aussi consciencieux et méritoires que soient heureusement demeurés la plupart des maîtres ou maîtresses d’école, ils ont trop d’élèves pour pouvoir vraiment s’occuper de chacun en particulier. Le catéchisme consiste en notions à croire et à apprendre et il est contredit par toutes les affirmations et suggestions de la société moderne. Les livres, films, programmes de télévision ne sont que l’expression des émotions, des préférences et des hostilités de leurs auteurs. Il n’y a rien d’étonnant à ce que la croissance émotionnelle ne se produise plus. Les prétendus adultes demeurent des individus infantiles animés par l’impérieuse nécessité de satisfaire à tout prix leurs désirs et pour qui la raison d’être de leur existence est cette satisfaction. Ces désirs sont d’ailleurs de nature variée, plus ou moins grossière ou raffinée, plus ou moins brutale ou délicate, et se confondent inextricablement avec les conceptions de plus en plus contradictoires du bien et du mal. Il y a des désirs qui paraissent infiniment vertueux mais qui n’en sont pas moins des désirs donc des attachements.
Une approche entièrement différente — celle de l’adulte, de la personne — consiste à être guidé par ce qui arrive selon les circonstances, par la situation, par la justice de la situation. La justice de la situation apparaît parfois en conflit dramatique, déchirant, avec les fascinations ou les répulsions de l’ego. Pourtant il faut bien se souvenir d’une vérité essentielle : la situation dans laquelle un homme se trouve est toujours celle qui lui correspond, celle qu’il a attirée. Je n’aime pas le métier que je fais. Comment se fait-il que je sois dans cette profession et non pas dans une autre, dans ce bureau et non dans celui d’une entreprise différente, avec ces collègues et non avec ceux du service à côté ? Je n’aime pas mon mari, le père de mes enfants. Pourquoi est-ce que c’est moi qui l’ai épousé et non pas une autre? Ce qui ne s’est pas fait a eu des raisons de ne pas se faire. Ce qui s’est fait a eu des raisons de se faire. Cette situation n’est pas là arbitrairement elle est la mienne, elle est à moi.
Il y a entre le monde moderne et les civilisations traditionnelles une différence fondamentale, essentielle. La société de consommation prétend que le bonheur des hommes et des femmes se trouve dans la satisfaction de leurs désirs et la possibilité d’échapper à ce qu’ils ne veulent pas. C’est une civilisation et une suggestion (une « intoxication » puisque le mot est à la mode) orientée vers avoir et non vers être, donc entièrement soumise à la dépendance et à l’attachement. Une culture traditionnelle, tout en reconnaissant la nécessité d’un accomplissement légitime des désirs, considère que le bonheur des hommes et des femmes se trouve dans leur libération progressive de tous les désirs donc de tous les refus individuels.
Si les enfants grandissent dans ce contexte, en sont progressivement et naturellement imprégnés, il peut exister et subsister une société harmonieuse dans laquelle les inadaptations, les névroses, les drames, la violence demeurent l’exception. Génération après génération, les jeunes gens et les jeunes filles arrivent à l’âge adulte en trouvant normal de vivre normalement, selon la norme, selon les lois universelles, selon le dharma. Ce dharma, même si nous le traduisons par le mot, aujourd’hui maudit, de « ordre », n’apparaît à personne comme un carcan ou une contrainte dont il faut à tout prix s’émanciper. Emancipation est devenu un terme très à la mode mais dans un sens qui est la plus belle subversion imaginable. Moksha ou mukti, le but suprême de la vie humaine, est souvent rendu en anglais par emancipation. Que de fois n’ai-je pas entendu ce mot de la bouche d’un swami hindou ou d’un sage bouddhiste. Mais il existe deux sortes d’émancipations, qui s’excluent mutuellement: l’émancipation verticale et l’émancipation horizontale.
L’émancipation verticale est la sortie hors du monde des formes, du monde du temps, de l’espace et de la causalité. L’émancipation horizontale est la destruction du dharma par la conquête de libertés extérieures qui ne satisfont que les désirs dont nous sommes prisonniers. Elle est un esclavage : l’esclavage des envies et des refus. Elle interdit toute espérance de Libération.
La véritable émancipation est l’émancipation vis-à-vis des attirances et des répulsions. Un homme ne commence à chercher sérieusement la Libération spirituelle que s’il a renoncé à trouver sa liberté et son accomplissement dans une libération temporelle.
Tant qu’il considère la liberté comme la possibilité de faire de plus en plus ce qui lui plaît, par exemple d’avoir autant de maîtresses qu’il en désire, de fréquenter les lieux et les collectivités qu’il veut, de se procurer les biens dont il a envie, il continue à poursuivre sa plénitude dans cette direction. Un individu qui se considère comme déjà émancipé ne peut ressentir aucun besoin de la véritable émancipation. L’observation de règles justes, la soumission à un ordre harmonieux, le renoncement extérieur, sont les garants de la quête intérieure, de la liberté intérieure, de la paix et de la compréhension.
Il faut toujours en revenir à la distinction essentielle entre ce dont nous avons besoin, impérativement besoin, et ce que nous « aimons », c’est-à-dire ce que nous désirons. La vie matérielle de la plupart des Occidentaux est devenue trop facile pour que les mots faim, soif froid aient encore pour nous une signification et puissent servir d’images de la nécessité. Le sens de la nécessité ne peut pas être satisfait tant qu’il n’est pas assouvi et il impose de chercher encore et encore jusqu’à ce qu’on trouve. L’envie, au contraire, quand elle n’est pas satisfaite, se change en émotion négative, en hostilité, en rancune, en haine. Quand l’envie est la source de l’action, si cette action ne réussit pas à obtenir ce qui est escompté, la motivation de désir fait aussitôt place aux émotions et à l’agressivité. Maintenant, comprenons bien ceci : nous « aimons » que nos besoins soient comblés. Si nos besoins véritables ne sont pas satisfaits, la réaction survient et « nous aimons »se transforme en opposition. Notre énergie se dissipe en révolte, reproches, accusations, suffocation, souffrance. Mais si nous sommes, au contraire, guidés par le sens de la nécessité, nous ne pouvons que nous poser la question: « Pourquoi ne suis-je pas satisfait, contenté ? » Le chercheur de la vérité ne pense jamais qu’il a échoué dans une entreprise. Il constate : « Je n’ai pas obtenu le résultat que je voulais. » Il a obtenu quelque chose de plus précieux: de l’expérience, un peu plus de maturité. Le sens de la nécessité n’a pas de temps à perdre en récriminations. Il ne cessera de s’exercer que quand il aura obtenu satisfaction. La constatation : « Je ne peux pas obtenir ici » — ou: « de cette personne » — ou : « de cette façon-là », n’a rien à voir avec la réaction d’hostilité ou de haine et, peu à peu, le sens de la nécessité fait place au sens de la discrimination. Au contraire, l’ego ne connaît que ses goûts et ses préférences. Toute déception donne naissance à l’aversion et à la répugnance. L’ego veut prendre ou bien il veut détruire, il veut tuer. Le chemin de la sagesse commence avec la question « pourquoi ? » « Je dois obtenir. Si je n’obtiens pas, pourquoi ? » (...)
 
L’époux et l’épouse, en Asie, acceptent leur partenaire dans l’état d’esprit qui s’exprime par: « Voici mon lot, voici ce qui m’a été réservé, désigné. » Ou encore : « Ceci est à moi car, en ultime vérité, c’est moi qui l’ai attiré. » « Je l’ai acceptée comme mon épouse. » « Je l’ai accepté comme mon mari. »
La relation entre l’homme et la femme est alors une progressive découverte mutuelle, un facteur essentiel de la connaissance. Les chrétiens devraient se souvenir que dans la Bible, c’est-à-dire en hébreu, l’emploi du mot « connaissance » pour la rencontre de l’homme et de la femme a sa raison d’être et un sens infiniment plus riche et profond que la seule implication d’union physique. Les doctrines traditionnelles n’avaient pas attendu la psychanalyse pour comprendre l’importance fondamentale du couple mari et femme dans les relations père-fils, père-fille, mère-fils, mère-fille et leur influence sur la future liberté intérieure des enfants et leur adaptation au monde extérieur. La connaissance mutuelle de l’homme et de la femme, au-delà de leurs préférences et déceptions subjectives, est un aspect essentiel de la voie. La compréhension entre le père et la mère est déterminante pour permettre aux enfants de se situer eux-mêmes en face de leurs parents et dépasser les attachements qui jalonnent la croissance vers l’état adulte.
Aujourd’hui, on en a plein la bouche de « l’autre » et du « dialogue ». L’autre essentiel, c’est la femme pour l’homme, l’homme pour la femme et, concrètement, si l’on ne reste pas dans les belles paroles qui ne constituent jamais un chemin de progrès, l’autre c’est l’époux pour l’épouse et l’épouse pour l’époux. Toutes les civilisations traditionnelles sont fondées sur le mariage et les relations familiales et cela au nom des connaissances les plus complètes, les plus sûres, en matière de psychologie des profondeurs. En dehors de l’hindouisme et du bouddhisme, dans notre tradition dite judéo-chrétienne, la création d’Ève dans la Genèse est justifiée par la possibilité du dialogue entre Adam et elle.
Encore faut-il qu’il y ait dialogue, donc que chacun parle la langue de l’autre, et non un « dialogue de sourds », deux monologues poursuivis à travers dix, vingt, cinquante ans de prétendue « union conjugale ».
Ceci n’est possible que dans le mariage conçu comme une voie de croissance personnelle et de croissance ensemble, par la lente maturation du véritable amour, fondé non sur la fascination et la demande mais sur la vision de ce qui est, sur le sentiment de l’unité.
Il n’est plus question d’aucun autre homme, d’aucune autre femme. C’est parce que le principe est formel, absolu, qu’il devient « un joug aisé ». Tous les autres hommes, toutes les autres femmes ne sont pas pour moi. J’en suis libre. Soit: « C’est à moi », soit: « Ce n’est pas a moi. »Il n’y a ni demi-mesure, ni dualité. On peut demeurer assis ou se tenir debout mais la position à demi levé, « entre les deux », est la plus inconfortable, la plus intenable qui soit. Il en est ainsi de tout le dharma personnel d’un être humain. Je suis un mari,je suis une épouse, je suis un fils, je suis une fille, je suis un père, je suis une mère, je suis un frère, je suis une sœur — entièrement, pas à moitié.
Bien entendu, ceci est le langage même que l’individu refuse d’entendre. Seule une personne — un ego en croissance, en épanouissement — sait où se trouve son bien profond et véridique. « Mahakarta devient mahabhokta et mahabhokta devient mahajnani », dit aussi le Yoga Vasistka. « Le grand agissant devient le grand
appréciateur et le grand appréciateur devient le grand sage. » Mahakarta est le maître et non le serviteur des envies et des désirs. C’est le doer dont j’ai déjà parlé.
Il existe donc deux sortes d’êtres humains. Certains vivent selon leurs impulsions, leurs goûts, leurs aversions, leurs peurs, autrement dit sont mus par ce qui leur plaît et leur déplaît, ce qu’ils aiment et n’aiment pas, et ceci dans tous les domaines : en amour, en éducation, en politique, en art et dans toutes leurs relations avec autrui. En eux l’individu est tout-puissant. Ahamkar signifie la conscience de la séparation, la distinction du moi et du non-moi, mais cet ahamkar est plus ou moins crispé sur lui-même. Et il y a aussi des êtres qui ne vivent pas encore dans la conscience éternelle de l’unité mais qui agissent selon la justice, selon ce qui est juste. Ils deviennent des personnes, purusha, chemin vers mahapurusha, le grand sage. "
 
Extrait des Chemins de la Sagesse, Arnaud Desjardins
 
 
 

 

Quand le mental intervient...

l’ego ne connaît que ses goûts et ses préférences. Toute déception donne naissance à l’aversion et à la répugnance.

Arnaud Desjardins

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- La peur que quelque chose arrive est pire que la chose elle-même. Les peureux meurent bien des fois avant l'heure de leur mort. La peur doit être bannie de votre vie car elle est irrationnelle et bloque l'action - Swami Prajnanpad

L’Amour est le fondement
du monde. Où il a l’amour,
il y  a la paix, là où il y  a égoïsme
il y a misère et souffrance.
Apprenez de Mère Nature qui
donne d’Elle-même, même si
elle est exploitée par l’homme.
Faites de bonnes actions et
considérez les êtres comme
les enfants de la Mère Divine. 
 Amma

-Si vous voulez le bon, vous aurez le mauvais aussi. Chaque chose a deux aspects. Si vous voulez le côté face d'une pièce, vous devez prendre le côté pile aussi. C'est inutile d'attendre seulement du plaisir. Le plaisir et la peine vont toujours de pair. Il faut prendre les deux, ou rien du tout - Swami Prajnanpad

 

"Qui sème une pensée,

récolte une action ;

qui sème une action

récolte une habitude ;

qui sème une habitude,

récolte un caractère ;

qui sème un caractère,

récolte un destin."

STEPHEN R. COVEY

- Ceux qui savent assimiler la part de vérité de l'autre surtout si elle est contraire à la leur sortent du cercle infernal de l'ego. - Soeur Emmanuelle

 

 

 

 
 

Tout caillou est un diamant pour celui qui sait voir. Arnaud Desjardins