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- C'est impossible, dit la Fierté - C'est risqué, dit l'Expérience - C'est sans issue, dit la Raison - Essayons, murmure le coeur - William Arthur Ward

 
 
- Le doute est le
commencement
de la sagesse - 
  Aristote

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- Un vieil indien explique à son petit fils que chacun de nous a en lui 2 loups qui se livrent bataille. Le premier loup représente la sérénité, l'amour et la gentillesse. Le second loup représente la peur, l'avidité et la haine. "Lequel des 2 loups gagne ?" demande l'enfant. "Celui que l'on nourrit" répond le grand-père - Sagesse Amérindienne

On a deux vies, 
et la deuxième commence 
quand on se rend compte 
qu’on n’en a qu’une
Confucius 
 
Il n'y a que 2 types de personnes 
dans le monde :
des justes qui savent
qu'ils sont pécheurs,
et les pécheurs qui pensent
qu'ils sont justes 
 
Blaise Pascal
 
Ne vous souciez pas d'être
sans emploi ; souciez-vous
plutôt d'être digne d'un emploi
 
Confucius
 
L'archer a un point
commun avec l'homme
de bien : quand sa flèche
n'atteint pas le centre
de la cible, il en cherche
la cause en lui-même
 
Confucius
 
Vivre est la chose la
plus rare. La plupart
des gens se contentent
d'exister
 
Oscar Wilde

« Un individu conscient et debout est bien plus dangereux pour le pouvoir en place que 10 000 individus endormis et inconscients. » Gandhi

Le sage a honte de ses
défauts, mais n'a pas
honte de s'en corriger 
Confucius
 

 

3 janvier 2016 7 03 /01 /janvier /2016 17:53

Chaque fois que nous éprouvons une émotion ou une réaction très forte, nous en rendons responsable le fait extérieur, l’événement, alors que la responsabilité est en nous et uniquement en nous et que l’incident n’est là qu’à titre secondaire, à titre de cause excitante.

Arnaud Desjardins

Devenir ce que nous sommes
Voici des passages des enseignements d'Arnaud Desjardins extrait "des chemins de la sagesse" dans le chapitre "Devenir ce que nous sommes". On se rend compte de l'erreur dans laquelle l'émotion nous positionne et comment nous finissons par réagir de façon incorrecte plutôt que d'agir de façon juste pour soi et les autres. Toutes les traditions de Sagesse fond état de cet esclavage. Aujourd'hui nous nous sommes considérablement éloigné de cette connaissance qui, dans une société mondiale, favorise l'apport du bonheur par l'extérieur. 
 
Christelle G.  
 
 
 
La première réalité fondamentale qui s’impose à tous, au début de la voie, c’est que nous ne sommes pas unifiés mais multiples et contradictoires. Madame David­Neel citait souvent la comparaison bouddhique de l’être humain avec un « parlement » où les sessions sont Souvent houleuses, où se font et défont les majorités. Nous sommes unifiés lorsque nos décisions ou les paroles que nous prononçons impliquent l’unanimité des membres du parlement. Le Christ a dit : « Que ton oui soit oui, que ton non soit non. » Nous le sommes également lorsque la majorité des députés prend une décision en pleine connaissance de l’opposition de la minorité : de cette façon là aussi la totalité de nous­ mêmes est présente dans notre action et celle­ci nous engage réellement.
C’est déjà un grand pas sur la voie d’avoir vu et admis que nous sommes contradictoires car bien des gens ne veulent pas le reconnaître.
Le drame de la plupart des existences est qu'un groupe du parlement — donc un « je » partiel — parle au nom de la totalité sans en avoir le droit et qu’un autre « je » — un autre groupe — refuse d’exécuter le projet ou la décision. L’homme est pareil à un kaléidoscope dont la moindre secousse recompose les éléments en un ordre nouveau. A 8 h heures du matin, nous voulons une chose, à 3 heures de l’après­midi nous en voulons une autre incompatible avec la première. Le lundi nous sommes sûrs, le mardi nous doutons. Nous oscillons sans cesse mais nous persistons imperturbablement à dire « je », « je veux », « je décide », « je ferai ». C’est un « je » qui s’engage. C’est un autre « je » qui doit tenir l’engagement et qui ne le peut pas car il n’a même pas été consulté quand la décision a été prise. Et « nous », pauvres nous, nous ne comprenons pas ce qui se passe et comment nous avons pu à ce point voir un jour les choses d’une façon et à ce point les voir différemment quelques semaines — ou quelques heures — plus tard. Nous ne comprenons qu’une chose c’est que nous ne pouvons même pas compter sur nous­ mêmes, ce qui a comme premier effet de nous faire vivre dans la crainte.
Il ne s’agit pas du problème de la division et de l’unification en général mais de notre division et de notre unification personnelles. Nous ne pouvons l’aborder qu’à travers des exemples, des échantillons, concrets, vécus. Ce qui est en nous à l’état latent, à l’état non­ manifesté, est là et bien là même si nous l’empêchons de se manifester. Sans qu’aucun « je » responsable et indépendant ne l’ait consciemment voulu, cela se manifestera tout d’un coup. Et chaque fois, ce moment de nous­mêmes, cet aspect partiel de nous­mêmes, dit « je », comme si vraiment il avait le droit de parler en notre nom. Des milliers de gens se passionnent pour la haute métaphysique ou la méditation sans vouloir accepter cette vérité d’évidence : « Dire JE, c’est mentir. » Pour l’homme ordinaire, c’est mentir. Pour l’homme qui progresse sur la voie, c’est mentir de moins en moins parce que, se connaissant de mieux en mieux, il a de plus en plus le droit de dire « je », un « je »qui l’engage réellement tout entier.
 
La cause de la souffrance, à tous les niveaux, c’est toujours le refus, donc le conflit, donc le contraire de la paix. Plus quelqu’un refuse de tenir compte de quelque chose qui est en lui, plus il tente de le nier, plus il s’épuise et plus il aspire, en vain, à la paix. Son malaise intérieur est insupportable et il veut fuir ce malaise, créant ainsi un nouveau conflit. C’est la source de réactions aveugles qui créent sans cesse d’autres réactions. L’homme est de plus en plus prisonnier, mais il se cramponne à une illusion de liberté et d’indépendance. En fait, il est coupé des sources profondes de la vie et une seule chose aura de la valeur pour lui : ce qui lui donne un moment de répit et d’unification apparente, que ce soit le travail, la sexualité, le jeu, le sport. (...)
 
 
Les émotions sont inutiles. Croyez­vous qu’un médecin qui fait sa visite dans un hôpital et qui a des réactions personnelles devant chaque malade est un meilleur ou un moins bon médecin ? Peut­il remplir sa tâche, le docteur qui commence par être dégoûté parce qu’il voit une femme alcoolique, ivrognesse, avec un visage gonflé, injecté de sang, et qui est ensuite au bord des larmes parce qu’il rencontre une petite fille mourante qui le regarde avec de grands yeux désespérés ? Moins un médecin a d’émotions en face de ses malades, plus il peut être un bon médecin. Cela n'a rien a voir avec l’égoïsme. Moins nous avons de réactions et d’émotions, plus nous sommes capables de comprendre, d’aimer et d’aider. La seule vérité du non­égoïsme, c’est l’action, c’est ce que nous faisons pour les autres. Pour eux. Pas comme manifestation de notre émotion personnelle. L’émotion entraîne toujours des jugements, des conceptions, des considérations qui sont l’expression de notre égoïsme. Chacun justifie ses émotions en disant : « Je ne suis pas une pierre, je ne suis pas une bête, une brute, je suis un homme ou une femme sensible, qui éprouve, qui participe. » Ce n’est pas vrai. Nous ne participons pas, nous nous coupons par nos émotions. Si vous n'avez pas dormi après avoir vu les photos du Biafra dans Match, ce n’est pas la souffrance des enfants du Biafra qui vous a empêché de dormir, c’est la vôtre. La seule chose intéressant les enfants en question est la somme d’argent que vous avez donnée à la Croix­Rouge ou au Secours Catholique.
 
Tout acte d’altruisme ou de générosité qui est l’expression d’une émotion et des pensées qu’entraîne l’émotion, donc de l’égoïsme, n’a pas de valeur. C’est pour cela qu’avec tant de bonne volonté et tant de bonnes intentions, tant de certitude de tous les côtés d’être dans la vérité et de faire le bien, le monde va si mal. Comment peut­il y avoir tellement de confusion, d’aveuglement, de heurts, de conflits, s’il n’y a pas une erreur énorme quelque part? Cette erreur, elle ne concerne pas les autres, elle nous concerne nous, chacun d’entre nous individuellement. Cette erreur, c’est de justifier nos émotions qui nous condamnent à vivre uniquement dans notre monde, jamais dans le monde.
C’est à cause des émotions que nous oscillons sans cesse, que nous sommes emportés. Le sage demeure pareil à lui­même parce qu’il est un avec tous les changements autour de lui. Chaque fois que nous éprouvons une émotion ou une réaction très forte, nous en rendons responsable le fait extérieur, l’événement, alors que la responsabilité est en nous et uniquement en nous et que l’incident n’est là qu’à titre secondaire, à titre de cause excitante. Nous portons en nous, à l’état latent, la possibilité de certaines émotions. Ce qui est non­manifesté est aussi réel à l’état potentiel que ce qui est manifesté. On peut parfaitement concevoir que chez quelqu’un d’autre le même événement n’aurait provoqué aucune réaction ou une réaction tout à fait différente.
Je me demande quel terme français conviendrait pour désigner l’état qui est au­delà des joies et des souffrances: félicité, béatitude, sérénité, paix ? Mais qu’importe le mot alors que nous ne connaissons pas ce dont il s’agit: un sentiment stable, permanent, indépendant de tous les facteurs extérieurs. Tant que nous saurons plus ou moins confusément que notre joie dépend de quelque chose d’extérieur qui peut nous être enlevé, cela ne sera jamais une joie parfaite. Est­ce que nous avons une joie ou est­ce que nous sommes la joie? Ce que nous sommes ne peut pas nous être enlevé.
En nous frustrant de la paix intérieure, les chocs extérieurs obligent ce qui est non­ manifesté, caché — mais qui n en est pas moins là — à se manifester. Pendant un certain temps nous sommes bien et nous pensons : « Ça va. »Puis, tout à coup « cela » (angoisse, colère...) revient avec une force terrible. Un beau jour nous finissons par comprendre que ce qu’il faut c’est se débarrasser, se délivrer, du non­manifesté. Le non­manifesté est inconscient. Inconscient c’est­à­dire inconnu. Quand quelqu’un dit: « Consciemment je veux ceci mais inconsciemment je veux cela », ces paroles sont un non­sens. Ce qui est inconscient est ignoré, non connu. Et ce non connu nous rend susceptibles d’émotions, donc esclaves, donc aveugles. Pour être libre un jour des émotions, il faut les accepter aujourd’hui. En acceptant complètement une émotion, en faisant consciemment un avec elle, nous lui enlevons son pouvoir sur nous.
Quant au mental lui­même il n’est là, comme son nom l’indique, que pour nous mentir et nous conduire n importe où sauf à la vérité. Il faut avoir lutté pendant des années avec sa propre « illusion » et ses propres mensonges involontaires pour savoir à quel point ce que je dis là est vrai. Le mental c’est la surface qui s’oppose à la profondeur, au « cœur ». Dans le cœur, toutes les impressions sont reliées, tout est « un ». Le mental crée la division et la contradiction.
Certes l’approche intellectuelle de la réalité est justifiée mais elle ne peut venir qu’une fois toute émotion disparue. Tant qu’il y a émotion, la pensée est le produit de cette émotion. C’est donc une pensée fausse, une pensée aveugle, une pensée qui est maya, qui est avidya (ne pas voir), une pensée coupée du réel. Si nous étions absolument dans la vérité, l’émotion disparaîtrait. C’est la loi. 

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- La peur que quelque chose arrive est pire que la chose elle-même. Les peureux meurent bien des fois avant l'heure de leur mort. La peur doit être bannie de votre vie car elle est irrationnelle et bloque l'action - Swami Prajnanpad

L’Amour est le fondement
du monde. Où il a l’amour,
il y  a la paix, là où il y  a égoïsme
il y a misère et souffrance.
Apprenez de Mère Nature qui
donne d’Elle-même, même si
elle est exploitée par l’homme.
Faites de bonnes actions et
considérez les êtres comme
les enfants de la Mère Divine. 
 Amma

-Si vous voulez le bon, vous aurez le mauvais aussi. Chaque chose a deux aspects. Si vous voulez le côté face d'une pièce, vous devez prendre le côté pile aussi. C'est inutile d'attendre seulement du plaisir. Le plaisir et la peine vont toujours de pair. Il faut prendre les deux, ou rien du tout - Swami Prajnanpad

 

"Qui sème une pensée,

récolte une action ;

qui sème une action

récolte une habitude ;

qui sème une habitude,

récolte un caractère ;

qui sème un caractère,

récolte un destin."

STEPHEN R. COVEY

- Ceux qui savent assimiler la part de vérité de l'autre surtout si elle est contraire à la leur sortent du cercle infernal de l'ego. - Soeur Emmanuelle

 

 

 

 
 

Tout caillou est un diamant pour celui qui sait voir. Arnaud Desjardins