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13 mars 2015 5 13 /03 /mars /2015 14:31

  Comprendre pour aimer véritablement

 Les mots aimer et amour qu'ils soient écrits ou qu'ils soient prononcés dans une phrase sont très utilisés, ils sont par conséquent très largement galvaudés. La valeur de l'amour  est plus que jamais ignorée ou bien, pire, utilisée pour séduire sans en éprouver la profondeur et en assumer les conséquences.

Vous a t-on déjà dis “je t'aime" avec sincérité, avec une telle profondeur que les lèvres de celui qui le murmure viennent à trembler ? Avez-vous pris la peine de considérer l'amour de l'autre à travers une confrontation qui derrière son apparente négativité est en fait constructive ?  Peut-on considérer que l'amour est plus complexe et plus subtil que ce qui est conformément admis ?

L'amour est une thérapie car lorsque vous aimez sincèrement une autre personne, vous participez à sa guérison, à son évolution.

 5445075164_4cf322beb5.jpgMalheureusement, le mot amour est aujourd'hui servi à toutes les sauces pourtant, c'est aussi aujourd'hui que l'on déplore le manque d'amour dont souffrent les gens dans les cabinets de thérapeute. L'amour peut nous guérir et guérir les autres, pourtant certaines personnes sont avares, ils ne le distribuent pas, par contre ils savent le prendre pour s'en nourrir, ils savent créer des blessures et savent aussi les ignorer.  On ne peut pas reprocher aux autres de ne pas nous témoigner d'amour par contre, lorsqu'ils mentent et qu'ils utilisent l'amour des autres, ils sont condamnables. Certaines personnes incapables d'aimer parce qu'ils ne s'aiment pas eux-mêmes sont capables de regarder une personne dans les yeux et de lui dire "je ne t'aime pas" avec une froideur à vous mettre en terre. L'amour peut donc être destructeur donc, il faut apprendre à se protéger de ses effets qui, ajoutés à notre propre vécu, peuvent provoquer des drames inutiles.

Quand on mesure les effets négatifs de certains comportements à l'égard des autres, on se doute, à l'inverse, des bienfaits qu'apportent les gestes d'amour envers soi et les autres.
Beaucoup de gens ont des difficultés à s'accepter et à se donner de l'amour sans, pour autant, devenir trop narcissique. Cette attitude crée en eux de la souffrance et ouvre la porte à la dépression. Lorsque ces personnes sont en plus hypersensibles au monde qui les entoure et qu'elles rencontrent des personnes négatives, alors il y a une véritable difficulté à vivre convenablement. Un cercle vicieux se met en route en provoquant sa propre autoalimentation négative. Apprendre à s'aimer n'est pas simple, ça l'est encore moins quand il s'agit d'aimer les autres, dans les deux cas cela demande de la discipline et des changements dans le rapport entre le conscient et l'inconscient. Il faudra donc  arrêter les émotions négatives et reprogrammer le mental (avec de l'autohypnose par exemple) afin de sortir de ce type de schéma.

Beaucoup de confusions existent. L'amour ne désigne pas seulement le rapport entre 2 personnes qui partagent des relations intimes, il désigne l'amour pour nos enfants, l'amour de la vie (même dans les moments de souffrance), l'amour pour des amis... L'amour est toujours le même il n'y a que le sujet qui change.

Dans tous les cas Aimer comporte aussi des risques  celui d'être rejeté, celui d'être dans des moments de confrontations (par exemple avec nos enfants), celui de se dépasser pour aider l'autre, celui de se défaire du  conformisme et celui d'être incompris. Les extraits de texte qui suivent n'ont pas la prétention de définir dans sa totalité le champ de l'amour, mais de nous faire prendre conscience de certaines  de ses caractéristiques. Ce travail permet d'apporter du discernement et de la réflexion sur un terme, et son sens, qui s'est malheureusement bien appauvri. Ces extraits permettent de porter un autre regard sur ce que l'on croit simple et de prendre un nouveau départ  dans notre rapport avec les autres. Celui qui nous aime comme ceci nous offre le plus grand  cadeau alors ne le brisons pas.

©Christelle Giacomoni 1997-2011 (vous pouvez me contacter ici -clic)

L'amour romantique une illusion de l'amour


"De toutes les idées fausses qui circulent à propos de l’amour, la plus répandue, et la plus percutante, est que  tomber amoureux, c’est l’amour ou, du moins, une manifestation de l’amour. Voilà un malentendu convaincant parce que le fait de tomber amoureux est vécu subjectivement de façon très intense comme étant l’expérience de l’amour.

Lorsqu’on tombe amoureux, on a tout de suite envie de dire : « je t’aime » Mais deux problèmes  sautent aux yeux.
Le premier, c’est que tomber amoureux est une expérience spécifiquement érotique. Nous ne tombons pas amoureux de nos enfants même si nous les aimons profondément _ non plus de nos amis du même sexe, même si nous nourrissons à leur égard des sentiments très affectueux. Nous ne tombons amoureux que lorsque nous sommes, consciemment ou inconsciemment, sexuellement motivés.
Le deuxième problème, c’est qu’être amoureux est inévitablement temporaire : tôt ou tard la passion s’éteint. Le sentiment d’amour extatique finit toujours par s’estomper. Pour comprendre ceci il faut étudier les frontières du moi déclenchées lors de la passion et de son statut éphémère. (…)



L’amour implique l’effort.

Lorsque nous nous dépassons, lorsque nous faisons un pas ou un kilomètre de plus, nous le faisons en combattant l’inertie due à la paresse ou la résistance due à la peur. Se dépasser ou combattre la paresse, c’est ce que nous appelons le travail ; et affronter la peur, c’est avoir du courage. L’amour est donc une forme de travail ou bien une forme de courage. Plus précisément, c’est le courage ou le travail ayant pour but l’évolution spirituelle. On peut très bien travailler ou faire preuve de courage pour d’autres raisons : tout travail ou acte de courage n’est donc pas de l’amour. En revanche, l’amour implique toujours le travail et le courage puisqu’il exige le dépassement de soi. Si une action n’est ni du travail ni du courage, ce n’est pas un acte d’amour. Il y a aucune exception.
L’un des principaux aspects que peut prendre l’acte d’amour est l’attention. Lorsque nous aimons quelqu’un, nous lui donnons de l’attention ; nous nous préoccupons de son évolution. Lorsque nous nous aimons, nous-mêmes, nous nous soucions de notre propre évolution. Nous occuper de quelqu’un, c’est nous intéresser à lui, et cela demande que nous fassions l’effort de remplacer nos préoccupations du moment par notre attention consciente à celles de l’autre. L’attention est un acte de volonté, de travail contre l’inertie de notre esprit.  L’effort qui entre dans l’exercice de la volonté, c’est en réalité un effort d’attention ; la tension incluse dans le fait de vouloir est l’effort de garder claire la conscience, c’est-à-dire la tension pour maintenir concentrée l’attention.
L’un des moyens, de loin le plus courant et le plus important, d’exercer son attention, c’est d’écouter. Il nous semble passer un temps fou à écouter, mais c’est souvent une illusion, car très peu d’entre nous savent véritablement le faire. (…)

« La vie tout entière présente des risques, et plus nous vivons avec amour, plus elle comporte de risques. Parmi les milliers, ou même les millions, de risques que nous prenons au cours d’une vie, le plus grand est celui d’évoluer, de grandir. Passer de l’enfance à l’âge adulte, c’est franchir un grand fossé plutôt qu’un simple pas, et beaucoup de gens ne parviennent jamais à le sauter. Bien qu’ils puissent paraître des adultes, même des adultes qui réussissent, on peut dire que la plupart restent toute leur vie psychologiquement des enfants incapables de se libérer de l’emprise parentale. (…)  Les changements radicaux sont des sauts vers l’indépendance et l’autodétermination sont terriblement douloureux, à n’importe quel âge, demandent un énorme courage, et il n’est pas rare qu’ils soient l’aboutissement d’une psychothérapie.  Ces changements sont des actes d’amour de soi. L’amour de soi donne la force nécessaire pour opérer de tels changements et il est aussi à la base du courage dont nous avons besoin pour le risquer. C’est seulement parce que, lorsque j’étais enfant, mes parents m’avaient vraiment aimé et estimé que je me sentais assez fort au fond de moi pour défier leurs attentes et prendre un autre chemin que celui qu’ils m’avaient tracé. (…)

C’est seulement à partir du moment où l’on a franchi ce fossé vers l’inconnu de l’authenticité du moi, de l’indépendance psychologique et de l’individualité que l’on est libre d’avancer vers les chemins plus élevés de l’évolution spirituelle, libre de manifester son amour au plus haut niveau. Tant que l’on se marie, qu’on a des enfants ou qu’on poursuit une brillante carrière dans le seul but de satisfaire les attentes de ses parents ou de quelqu’un d’autre, y compris de la société, l’engagement demeure très superficiel. Tant qu’on aime ses enfants parce qu’il est de coutume de le faire, on demeure insensible à leurs véritables besoins et incapable de leur témoigner de l’amour dans ses aspects les plus subtils et souvent les plus important. Les formes les plus élevées de l’amour sont inévitablement de libres choix et non des actes de conformisme.(…)

Qu’il soit profond ou non, l’engagement est la base d’une relation d’amour. Un engagement profond ne garantit pas le succès d’une relation mais, bien plus que d’autres facteur, il contribue à l’assurer. Et  un engagement superficiel au début peut vite s’approfondir avec le temps ; sinon, la relation s’effritera ou sera inévitablement faible et chroniquement déficiente.
L’engagement est inhérent à toutes relations d’amour véritable. Toute personne concernée par l’évolution spirituelle de quelqu’un sait, consciemment ou inconsciemment, qu’elle ne peut encourager cette évolution de manière significative que par la constance. (…) On ne peut évoluer dans une atmosphère où l’imprévisible domine et où l’on est hanté par la peur d’être abandonné. (…)
Les gens qui souffrent de troubles du caractère ont tendance à s’engager très superficiellement et, s’ils sont très atteints, ils ne parviennent pas à prendre d’engagement du tout. Dans les cas de névrose, il y a conscience de l’engagement, mais il y a une paralysie par la peur (dans les deux cas voir le rapport aux parents durant l’enfance). (…)

La liberté et la discipline sont très liées ; sans la discipline de l’amour véritable, la liberté est inévitablement non-amour et destruction. (…) L’amour véritable, avec toute la discipline qu’il impose, est le seul chemin de la joie réelle. (…) Lorsque j’aime vraiment, je me dépasse, et, en me dépassant, j’évolue.(…)

L'amour est individualité

Bien que le fait d’aider à l’évolution spirituelle de l’être aimé contribue en même temps à la nôtre, l’une des caractéristiques principales du véritable amour, c’est que la distinction entre nous-même et l’autre est toujours maintenue et encouragée. Celui qui aime vraiment perçoit toujours l’objet de son amour comme un être ayant une identité propre et complètement distincte de la sienne. De plus, celui qui aime véritablement respecte et même encourage cette individualité et cette originalité de l’être aimé. Mais l’incapacité à la percevoir est très courante et la cause de bien des maladies mentales et de souffrances inutiles. Elle se nomme, sous sa forme la plus extrême, le narcissisme. Les individus franchement narcissiques sont incapables d’appréhender leurs enfants, leur femme ou leur mari, ou bien leurs amis comme des êtres indépendants sur le plan émotionnel.(…)

Manquer à son devoir de critiquer quand cela est nécessaire pour le bien de l’évolution spirituelle représente un manquement à l’amour, autant que la critique et la condamnation irréfléchies _ ou d’autres formes de non-amour. (…) La confrontation provoquée avec amour fait partie intégrante de toutes les relations humaines réussies et importantes. Sinon, elles sont soit superficielles, soit vouées à l’échec.

L’amour véritable nécessite d’agir avec autodiscipline et discipline dans la relation afin de contribuer à l’évolution spirituelle de l’être aimé. Bien sûr aimer ce n’est pas être dans une relation passionnelle. La passion, c’est ressentir profondément. Mais le fait qu’un sentiment ne soit pas contrôlé n’implique aucunement qu’il soit plus profond qu’un sentiment discipliné. Au contraire, et les psychiatres connaissent bien la valeur du vieux proverbe : « Les rivières profondes sont silencieuses. »
Tout en veillant à ne pas devenir esclave de ses sentiments, on ne doit pas non plus les réduire à néant. (…) Il convient de respecter le sentiment amoureux et de le nourrir pour l’énergie créatrice qu’il apporte ; mais s’il veut devenir le maître, le résultat ne sera pas l’amour véritable mais la confusion et l’improductivité. Parce que l’amour implique une extension du moi, il nécessite une grande énergie ; or qu’on le veille ou non, nos réserves d’énergies sont aussi limitées que le nombre d’heure dans une journée. On ne peut tout simplement pas aimer tout le monde. C’est vrai, on peut avoir des sentiments d’amour pour l’humanité et, partant, assez d’énergie pour aimer véritablement quelques individus, mais pas plus. Essayer de dépasser les limites de son énergie, c’est offrir plus que l’on ne peut  donner, et il y a un point de non-retour au-delà duquel une tentative d’aimer tous ceux qui se présentent devient malhonnête et néfaste pour ceux-là mêmes qu’on désire aider. (…)
Essayer d’aimer quelqu’un qui ne peut pas bénéficier de votre amour en évoluant, c’est gâcher votre énergie, c’est comme semer en terrain infertile. Le véritable amour est précieux, et ceux qui sont capables de le donner savent qu’il doit être orienté vers le succès, autant que fasse se peut, par l’autodiscipline.
 
Écouter est un acte d’amour


« Étant donné notre dépendance presque pathologique aux préjugés et aux illusions qui les accompagnent, nous avons souvent du mal à communiquer avec autrui, ce qui est source de grands désordres. Nous sommes indifférents aux fondements de la bonne communication. Il devrait aller sans dire qu’on ne peut véritablement communiquer si on n’écoute pas l’autre, et l’on ne peut écouter si on ne pense pas correctement.
Beaucoup de gens imaginent que l’écoute est une interaction passive. C’est précisément le contraire. Bien écouter, c’est exercer activement notre attention, et c’est un véritable travail. C’est parce qu’ils ne s’en rendent pas compte ou ne souhaite pas faire ce travail que la plupart des gens ne savent pas écouter. Lorsque nous faisons l’effort de communiquer et d’écouter en surmontant l’inertie de notre paresse ou la résistance de la peur, nous progressons d’un pas. (…) »
« Savoir écouter, se concentrer totalement sur quelqu’un d’autre, est une manifestation d’amour au sens large du terme. Un aspect essentiel de l’écoute est la mise entre parenthèses temporaire de nos préjugés, de nos références et de nos désirs afin de pouvoir expérimenter de la manière la plus profonde possible, de l’intérieur, le monde de l’autre, en se mettant à sa place. Cette union du locuteur et de l’auditeur est en fait une extension de nous-mêmes, et elle nous apprend toujours des choses nouvelles. En outre, puisque écouter c’est savoir mettre entre parenthèses, cela implique une acceptation provisoire totale de l’autre. (…) Lorsque cela se produit, les interlocuteurs se comprennent de mieux en mieux. La véritable communication s’est mise en route et le pas de deux de l’amour a commencé. L’énergie qu’exigent la mise entre parenthèses et la concentration totale sur l’autre est si importante que seul l’amour permet d’y parvenir, l’amour étant défini ici comme la volonté de se dépasser au bénéfice du développement mutuel. (…) »

« Même si nous avons le sentiment de savoir écouter dans notre vie professionnelle et sociale, en fait notre écoute est sélective. Nous avons généralement des buts  précis en tête et nous nous demandons en écoutant comment atteindre certains résultats pour terminer le plus vite possible la conversation ou la réorienter d’une manière plus satisfaisante pour nous. Beaucoup d’entre nous sont plus intéressés à parler qu’à écouter, ou refusent simplement d’écouter ce qu’ils ne veulent pas entendre. »

Liberté et responsabilité


"Il est virtuellement impossible de juger les pensées d’une personne si elles ne se traduisent pas en comportement.
Nous atteignons donc un paradoxe concernant la pensée et la liberté. D’un côté, nous sommes libres de penser ce que nous voulons. Mais cela ne veut pas dire que nous soyons libres d’agir de manière criminelle, d’imposer nos pensées aux autres ou d’entreprendre des actions destructrices sans que cela ait des conséquences. (…)
La liberté sans discipline peut causer des problèmes. (…) Une piètre pensée conduit souvent à un piètre comportement. (…)  En reconnaissant notre liberté de pensée, nous devons toujours garder présent à l’esprit le fait que nous pouvons faire de bons et de mauvais choix. En même temps que la liberté de pensée, nous devons aussi apprendre à tolérer la liberté de n’être certains de rien.


Temps, efficacité et  penser

"L’illusion qu’ont la plupart des gens de savoir naturellement comment on pense s’accompagne d’un préjugé sous-jacent selon lequel la pensée ne demande pas beaucoup d’efforts ou de temps. Nous avons la chance de vivre dans une société qui nous permet d’utiliser efficacement notre temps dans la vie de tous les jours, et nous imaginons donc que les résultats doivent être aussi rapides que le service dans un fast-food. On nous encourage à utiliser notre temps efficacement, mais nous prenons rarement le temps de penser efficacement. Si bien que l’on finit par estimer pouvoir s’occuper des problèmes de la vie réelle aussi vite et bien que dans un épisode de trente minutes d’un sitcom.
Le résultat est que la plupart des gens manifestent peu d’intérêts pour la contemplation. L’effort qu’implique la véritable pensée passe au second plan, et ils se retrouvent à tourner en rond au lieu de s’occuper efficacement des différents dilemmes que nous présente la vie. (…)"

"Dans cette approche  simpliste, nous négligeons souvent différents aspects de nos vies qui réclament désespérément notre attention jusqu’au moment où ils prennent l’ampleur de crise à part entière. Nous rejetons de nouvelles opinions qui pourraient faciliter notre développement, simplement parce qu’elles ne s’intègrent pas  dans le cadre général de nos idées reçues sur les choses et sur nous-mêmes. Nous gaspillons une part importante de notre temps uniquement à réagir. C’est  comme si nous étions des robots programmés pour réagir à tout ce qui demande le moins de temps et d’attention et ignorer tout ce qui exige de l’énergie et des efforts supplémentaires. Nous écrémons la surface des choses sans réfléchir. Mais nous devons admettre que, pour penser convenablement, il faut y consacrer du temps. C’est l’unique voie vers une existence plus efficace et plus significative. (…)"

"Lorsque vous êtes efficace, vous devenez capable de faire plus de choses en moins de temps. En pensant efficacement, vous apprenez à donner la priorité aux choses importantes pour faire vraiment face aux difficultés de la vie, au lieu de prétendre qu’elles ne prêtent pas à conséquence.  (…) Être efficace, c’est être attentif aux choses auxquelles il faut s’occuper avant qu’elles deviennent des problèmes énormes et causent plus de ravages que nécessaire. Le simplisme est inefficace ; c’est la voie de la facilité. Aucun progrès n’est possible lorsqu’on pense en prenant des raccourcis afin d’éviter l’effort et la souffrance de la discipline indispensable pour résoudre les problèmes. Le simplisme est un moyen d’entretenir l’illusion qu’il existe des réponses faciles, mais c’est aussi le chemin le plus sûr vers la rigidité."


Connaître son ombre pour se comprendre

« Carl Jung expliquait le mal par « le refus de rencontrer l’ombre ». Pour Jung, l’ombre est cette partie de notre esprit qui contient ces choses que nous préférons ne pas admettre, que nous essayons constamment de nous cacher en les glissant sous le tapis de notre conscience ». (…) Lorsque Jung parlait de « refus », il voulait dire quelque chose de bien plus actif. Ceux qui ont franchi la ligne séparant le bien du mal se distinguent par leur refus complet d’admettre la moindre possibilité d’être eux-mêmes des pêcheurs. Leur principal défaut n’est pas leur absence de conscience mais leur refus de supporter sa douleur. Autrement dit, c’est moins le  péché en soi que le refus de le reconnaître qui les rend mauvais.

En fait, les gens mauvais sont souvent très intelligents et peuvent être très conscient à bien des égards, mais ils se défendent de manière très spécifique de reconnaître leur ombre. La définition du mal la plus concise que je connaisse est l’ « ignorance active ». Mais le mal n’est pas une ignorance générale ; plus spécifiquement, c’est l’ignorance active de l’ombre. Ceux qui sont maléfiques refusent de supporter la douleur de la culpabilité ou de laisser entrer l’ombre dans le champ de leur conscience pour l’affronter. (…)
J’ai écrit que la culpabilité est à bien des égards une bénédiction. Le fait d’être authentiquement conscient de ses propres faiblesses  est ce que j’appelle « le sens du péché personnel ». Il est déplaisant de se dire que l’on est un être naturellement paresseux, ignorant, égoïste, qui trahit régulièrement son créateur, ses congénères et même ses propres intérêts. Pourtant, ce sentiment désagréable d’échec personnel et d’inadéquation est, paradoxalement, la plus grande bénédiction. Aussi déplaisant qu’il puisse être, le don de la culpabilité appropriée est précisément ce qui empêche nos péchés de se déchaîner. C’est le garde-fou le plus efficace contre nos mauvais penchants. » (…)
« Je pense que tous les troubles psychologiques sont fondamentalement des troubles de la conscience. Ils ne sont pas localisés dans l’inconscient mais dans un esprit conscient qui refuse de penser, de faire face à certains problèmes, de supporter la douleur ou certaines émotions. Ces questions, ces émotions et ces désirs sont inconscients seulement parce qu’un esprit conscient les y relègue pour éviter la douleur. »

Extraits de :
Scott Peck, Le chemin le moins fréquenté,
Apprendre à vivre avec la vie

L'auteur est un psychiatre de réputation mondiale qui, à partir de sa propre expérience et de son analyse du récit de ses patients, a mis en place une méthode de travail sur soi très efficace.

Prochaine Partie : des outils pour se protéger


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Published by Giacomoni Christelle - dans Comprendre
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Qui sème une pensée, récolte une action ;

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Broché (16/09/10)

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9782100492022-1Manuel d'Analyse

de Ian Stewart et
Vann Joines
(Broché - 9 juin 2005)